Philippe Auguste

 

Philippe Auguste

 

Philippe Auguste

 

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Né le 21 août 1165 à Gonesse, Philippe II dit Philippe Auguste, est le septième roi de la dynastie dite des Capétiens directs. Il est le fils héritier de Louis VII dit le Jeune et d'Adèle de Champagne.

Le surnom d'Auguste qu'on lui donna de son vivant, est une référence au verbe latin augere qui signifie « augmenter », « faire croître ». Ce surnom aurait en effet pu lui être donné quand il ajouta au domaine royal en juillet 1185 (Traité de Boves) les seigneuries d’Artois, du Valois, d’Amiens et d'une bonne partie du Vermandois1.

Philippe Auguste reste l'un des monarques les plus admirés et étudiés de la France médiévale, en raison non seulement de la longueur de son règne, mais aussi de ses importantes victoires militaires et des progrès essentiels accomplis pour affermir le pouvoir royal et mettre fin à l'époque féodale.

Een 1179, Philippe est associé au trône dès l'âge de quatorze ans. Il est finalement sacré à Reims, le 1er novembre 1179. La mort de son père survient le 18 septembre 1180 et laisse Philippe seul roi, à quinze ans.


 

 

Confronté à l'affaiblissement du pouvoir royal, Philippe Auguste s'avère rapidement à la hauteur du défi. Son mariage avec Isabelle de Hainaut, lui apporte l'Artois en dot. Puis en juin 1180, trois mois avant la mort de son père, il signe le traité de Gisors avec Henri II d'Angleterre. Ces deux événements renforcent la position du jeune roi face aux maisons de Flandre et de Champagne.

Dès 1181, le conflit avec les barons est réanimé, mené par le comte de Flandre, Philippe d'Alsace. Philippe Auguste parvient à contrer les ambitions de ce dernier en brisant ses alliances. En juillet 1185 le traité de Boves confirme au roi la possession du Vermandois, de l'Artois et de l'Amiénois.

Les Plantagenêts sont l'autre préoccupation majeure de Philippe Auguste. Les possessions d'Henri II d'Angleterre, également comte d'Anjou, comprennent la Normandie, le Vexin et la Bretagne. Après deux ans de combat (1186-1188), la situation reste indécise. Philippe tente de profiter des rivalités entre les fils du roi d'Angleterre, Richard avec lequel il se lie d'amitié, et son cadet Jean Sans Terre. Une paix de statu quo est finalement négociée, alors que le pape Grégoire VIII appelle à la croisade, après la prise de Jérusalem par Saladin en 1187. La mort d'Henri II en juillet 1189 clôt cet épisode. L'urgence est au départ en Terre sainte.


Philippe Auguste et Richard partent ensemble pour la troisième croisade, d'ou sa présence dans le jeu, qui mobilise également la plupart des grands barons de France. Ils embarquent à la fin de l'été 1190, Philippe de Gênes et Richard de Marseille. Mais ils sont surpris par les tempêtes d'hiver en Méditerranée et doivent attendre plusieurs mois en Sicile, à Messine. Là, la rivalité entre les deux rois se ranime autour des projets de mariage de Richard, qui rompt ses fiançailles avec Alix (demi-sœur de Philippe) et s'engage avec Bérengère de Navarre. Philippe Auguste quitte Messine dès qu'il le peut, le 30 mars 1191.

Le 20 avril 1191, il arrive à Acre et participe au siège de la cité, contrôlée par les musulmans. Richard n'arrive qu'en juin, après un détour par Chypre : les renforts anglais sont les bienvenus mais les querelles reprennent immédiatement entre les deux rois. Pour aggraver la situation, ils sont tous deux touchés d'alopécie : plongés dans une forte fièvre, ils perdent cheveux et ongles. Philippe Auguste perd également l'usage d'un œil. Les opérations militaires avancent toutefois : les Français percent une première fois les murs d'Acre le 3 juillet, sans succès ; puis ce sont les Anglais qui échouent.
Le 12 juillet 1191, affaiblis, les assiégés capitulent.


 

 

La croisade ne fait que commencer, pourtant Philippe décide de prendre le chemin du retour. La mort du comte de Flandre survenue le 1er juin lors du siège de Saint-Jean-d'Acre, n'y est sans doute pas étrangère. Sur le chemin du retour, Philippe passe par Rome où le pape l'autorise à quitter la croisade. Le roi rentre à Paris le 27 décembre 1191.

Richard Cœur de Lion poursuit la croisade après le départ de Philippe : il reprend les principaux ports palestiniens, jusqu'à Jaffa, et rétablit le royaume latin de Jérusalem, bien que la ville proprement dite lui échappe. Il négocie finalement une trêve de cinq ans avec Saladin et rembarque au mois d'octobre 1192. Les tempêtes d'hiver le surprennent de nouveau : échoué à Corfou, il est capturé par le duc d'Autriche Léopold V, qui le remet entre les mains de l'empereur germanique Henri VI, fils de Frédéric Barberousse, son ennemi. Pour la libération de Richard, l'empereur demande une rançon de cent mille marcs d'argent, plus cinquante mille marcs pour l'aider à conquérir la Sicile. Philippe fait le maximum pour que sa libération soit aussi tardive que possible.

Philippe Auguste profite de l’absence de Richard pour occuper le Vexin normand et les comtés d’Aumale et d’Eu. Ensuite, il obtient l’hommage de Jean Sans Terre pour la Normandie.

Le 2 février 1194, Richard est finalement libéré . Sa riposte est immédiate. Il fait reculer Philippe qui doit renoncer à l'essentiel de ses récentes conquêtes dans un premier traité en janvier 1196. Puis les combats reprennent, toujours à l'avantage de Richard qui envahit le Vexin (1197-1198). Les deux rois cherchent des soutiens, tandis que le nouveau pape Innocent III, qui souhaite mettre sur pied une nouvelle croisade, les pousse à négocier. La situation se règle brusquement : lors du siège du château de Châlus (Limousin) en 1199, Richard est frappé par un carreau d’arbalète. Il succombe à sa blessure quelques jours plus tard, le 6 avril, à quarante et un ans et au faîte de sa gloire.

Cette mort sauve le souverain français qui reprend les hostilités contre Jean sans Terre, nouveau roi d’Angleterre. Philippe Auguste le reconnaît en échange du Vexin normand, d’Evreux, du Berry.
Or, Jean ne se présente pas pour rendre hommage au roi de France, qui le condamne en avril 1202 et lui confisque ses fiefs et entreprend la conquête de la Normandie.

De 1204 à 1208, Philippe s’empare donc de la Normandie, du Maine, de l’Anjou, de la Saintonge, de la Touraine et de la moitié du Poitou. Quand Jean tente de se venger en suscitant une coalition contre le roi de France, la victoire de Bouvines en 1214, sauve Philippe qui a su cristalliser un véritable sentiment national. S’il échoue dans une tentative de mainmise sur l’Angleterre (échec de l’expédition de son fils, le dauphin Louis, futur Louis VIII en 1216), ses victoires continentales ont permis une extension considérable des territoires royaux.

En 1223, à la fin du règne de Philippe Auguste , le domaine royal est quatre fois plus étendu qu’à son avènement, allant de l’Artois à la Saintonge, de l’Atlantique à la Loire, rejoignant l’Auvergne et la vallée du Rhône. Le roi contrôle les comtés de Flandre et de Champagne, les duchés de Bourgogne et de Bretagne et le puissant comté de Toulouse, épuisé par la croisade contre les Albigeois (1209-1229).


 

 

Enfin, le roi adopte de nouvelles méthodes de gouvernement : institution des baillis après la suppression des offices féodaux de sénéchal et de chancelier. Il fixe la cour à Paris, où sont conservées les archives nationales à partir de 1194.
A la fin de son règne, Philippe Auguste entre en conflit avec le pape Innocent III, en raison de son mariage avec Agnès de Méranie.

Philippe Auguste, à sa mort à Mantes le 14 juillet 1223, laisse à son fils Louis VIII un pouvoir consolidé, à tel point que celui-ci a pu abandonner le vieil usage capétien consistant à faire sacrer son successeur de son vivant.

C’est avec Philippe Auguste, et grâce à lui, que le royaume de France, dépassant la principauté d’Ile de France, devient une puissance de premier plan en Europe.


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Gribouil
Source Wiki


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